Apr
20
to Apr 23

Sonia Hamza, Chant de Laine, EXPO

"D'où vient la volonté de devenir artiste ? Pour Sonia Hamza, cela a commencé par des études de mode à Paris et à Londres et par le lancement d'une ligne de vêtements pour enfants. Mais ce n'est pas tout. Sonia a toujours eu deux autres grandes passions dans sa vie : Le Japon et la photographie. Ces passions l'ont amenée à déménager au Japon en 2013 pour poursuivre une histoire d'amour et découvrir une culture qui l'enchantait déjà. Une fois sur place, il lui est rapidement apparu que la photographie était ce qu'elle voulait poursuivre. Au début, elle l'a fait en cachette, craignant que les gens ne la jugent volage ou insignifiante, alors qu'elle venait d'arriver dans un nouveau pays et qu'elle jetait déjà aux orties une carrière bien établie. Elle avait aussi ses propres doutes. Était-elle assez bonne ? Cela avait-il un sens ? C'était une voie entièrement nouvelle. Sauf que ce n'était pas le cas : depuis des années, elle faisait toutes les photos pour sa propre ligne de vêtements et avait fini par aimer cette partie de son travail plus que la conception ou la fabrication des vêtements eux-mêmes. Ses craintes se sont rapidement concrétisées lorsqu'elle a dit à son partenaire et à sa famille ce qu'elle voulait et qu'elle a été ridiculisée. Dans six mois, il y aura quelque chose de nouveau, qu'est-ce que tu fais ? Sois raisonnable." Cette période décisive et turbulente au Japon n'a duré que trois mois, mais elle a changé le cours de sa vie.


S'ensuit une rupture et le sentiment de rejet et de mépris d'un pays et d'un homme qu'elle aimait. Sonia était revenue en France après trois mois et avait entièrement embrassé sa nouvelle orientation. Elle a abandonné son ancien métier, l'a complètement rejeté et s'est consacrée à la photographie et à l'exploration de ce nouveau médium. Dans une première série, elle se concentre sur les photos secrètes qu'elle a prises au Japon, les regroupant en triptyques, organisés davantage par la forme et la couleur que par le contenu ou le thème. Grâce à ces premiers travaux solides, elle trouve rapidement une représentation et une galerie pour exposer son travail en France.

Au fil du temps, elle s'est rendu compte que son passé dans la mode n'était pas une malédiction ou un fardeau, mais en fait un riche ensemble d'expériences et de compétences qu'elle pouvait mettre à profit et qui influencerait son travail d'une manière ou d'une autre, qu'elle le veuille ou non. Cette compréhension, ainsi que le besoin impérieux d'accepter les expériences qu'elle a vécues au Japon, l'ont amenée à créer sa série actuelle "Chants de laine". Cette série de portraits saisissants est basée sur des images fixes de conversations par skype avec son ancien partenaire au Japon. Les conversations pixelisées et hachées sont recréées au point de croix, une technique qu'elle avait déjà utilisée pour sa ligne de vêtements. Avec des détails complexes, mais déformés et surréalistes, son travail et sa vie passés se rejoignent dans quelque chose de nouveau - une série intime de portraits brodés. Quelque part entre l'abstraction et le photoréalisme, la sauvagerie vibrante et le minimalisme, ces portraits transmettent un sentiment de tension, un état de changement. L'échec, la croissance, le deuil et la nostalgie rayonnent d'eux, avec une beauté séduisante et obsédante."

Expo de Samedi 20 avril au Mardi 23 avril, de 15h à 18h, vernissage le Samedi à 18h.


Where does the drive to become an artist come from? For Sonia Hamza it started by studying fashion in Paris and London and launching a line of children’s clothing. But also it didn’t. Sonia always had two other major passions in her life: Japan and photography. These passions led her to move to Japan in 2013 to pursue a love story and to discover a culture she was already enchanted by. Once she was there, it quickly became clear to her that photography was what she wanted to pursue. At first she did it secretly, worried that people would think she was flighty or trivial, having just arrived in a new country and already throwing away an established career. She had her own doubts as well. Was she good enough? Did this make sense? It was an entirely new path. Except it wasn’t, she had been doing all of the photography for her own fashion line for years and had grown to enjoy that part of her job more than designing or making the actual clothing. Her fears quickly came true when she told her partner and his family what she wanted and was ridiculed.” In six months it will be something new, what are you doing? Be reasonable.” Her decisive, turbulent time in Japan only lasted three months but changed the course of her life.

There followed a breakup and the feeling of rejection and disdain from a country and a man that she loved. Sonia had returned to France after three months and entirely embraced her new direction. She shunned her old profession, completely rejecting it and devoting herself to photography and the exploration of this new medium. In an early series she focused on the secret pictures she had taken in Japan, grouping them into diptychs and triptychs, organized more by form and color than by content or theme. With this strong early work she quickly found representation and a gallery to show her work in France.

As time went by she realized that her background in fashion wasn’t a curse or a burden but in fact a rich set of experiences and skills that she could draw on- one which would influence her work one way or another, if she liked it or not. This understanding, along with the driving need to come to terms with the experiences she had in Japan, led her to create her current series ‘chants de laine’. This striking series of portraits is based on still images of skype conversations with her former partner in Japan. Pixelated and choppy conversations are recreated with cross-stitching, a technique she had previously incorporated in her clothing line. Intricately detailed but warped and surreal, her past work and her past life come together in something new- an intimate series of knit portraits. Somewhere between abstraction and photorealism, vibrant wildness and minimalism, these portraits convey a sense of tension, a state of change. Failure, growth, mourning and longing radiate from them, with a seductive, haunting beauty.

View Event →
Dec
2

Recital piano Helene Pereira Chopin Debussy Satie

Récital piano classique de Hélène Pereira. Debussy Chopin Satie et Chaminde. Samedi le 2 Décembre à La Maison des Chapitres, portes à 1800, concert à 1830. Prix libre, suggestion 10 euro.

Nous sommes très content de re-recevoir la superbe Hélène Pereira pour un deuxième récital dans le cadre de sa nouvelle tournée française et qu’elle vient passer chez nous à Forcalquier. À très bientôt!

View Event →
Sep
8

Barbara, concert de chansons françaises

Spectacle

Une émission Discorama réinventée, dans laquelle Denise Glaser s'entretient avec la chanteuse Barbara.

Brigitte Kolly-Weiss est dans le rôle de Barbara, Brigitte Reynaud-Wolter dans celui de Denise Glaser. Elles sont accompagnées au piano par Pierre-Alain Wehr, à la contrebasse par Armel Le Hen.

Les chansons sont amenées au fil de la conversation, nous faisant voyager au cœur de la chanson française, à travers le répertoire de Barbara.

View Event →
The Terrasse Dinners: Snail Bar x LMDC [19 Aug - 3 Sept]
Sep
3

The Terrasse Dinners: Snail Bar x LMDC [19 Aug - 3 Sept]

BOOK TICKETS HERE

Join us for a very special dinner series at La Maison des Chapitres in the heart of the Luberon, Provence. From August 19th to September 3rd, we welcome chef Andres Giraldo Florez of Snail Bar in Oakland, California (formerly WD-50, Mugaritz, Saison) for a chef residency at our 15th century hôtel particulier in the town of Forcalquier. Each week on our summer roof terrace we'll be hosting two intimate dinners - a five-course seasonal menu along with regionally-focused wine pairings. We look forward to welcoming you!

Follow us at @lamaisondeschapitres and @snail_bar_oak for all the latest.

To book a room, please visit chapitres.co/rooms

View Event →
The Terrasse Dinners: Snail Bar x LMDC [19 Aug - 3 Sept]
Sep
1

The Terrasse Dinners: Snail Bar x LMDC [19 Aug - 3 Sept]

BOOK TICKETS HERE

Join us for a very special dinner series at La Maison des Chapitres in the heart of the Luberon, Provence. From August 19th to September 3rd, we welcome chef Andres Giraldo Florez of Snail Bar in Oakland, California (formerly WD-50, Mugaritz, Saison) for a chef residency at our 15th century hôtel particulier in the town of Forcalquier. Each week on our summer roof terrace we'll be hosting two intimate dinners - a five-course seasonal menu along with regionally-focused wine pairings. We look forward to welcoming you!

Follow us at @lamaisondeschapitres and @snail_bar_oak for all the latest.

To book a room, please visit chapitres.co/rooms

View Event →
The Terrasse Dinners: Snail Bar x LMDC [19 Aug - 3 Sept]
Aug
27

The Terrasse Dinners: Snail Bar x LMDC [19 Aug - 3 Sept]

BOOK TICKETS HERE

Join us for a very special dinner series at La Maison des Chapitres in the heart of the Luberon, Provence. From August 19th to September 3rd, we welcome chef Andres Giraldo Florez of Snail Bar in Oakland, California (formerly WD-50, Mugaritz, Saison) for a chef residency at our 15th century hôtel particulier in the town of Forcalquier. Each week on our summer roof terrace we'll be hosting two intimate dinners - a five-course seasonal menu along with regionally-focused wine pairings. We look forward to welcoming you!

Follow us at @lamaisondeschapitres and @snail_bar_oak for all the latest.

To book a room, please visit chapitres.co/rooms

View Event →
The Terrasse Dinners: Snail Bar x LMDC [19 Aug - 3 Sept]
Aug
26

The Terrasse Dinners: Snail Bar x LMDC [19 Aug - 3 Sept]

BOOK TICKETS HERE

Join us for a very special dinner series at La Maison des Chapitres in the heart of the Luberon, Provence. From August 19th to September 3rd, we welcome chef Andres Giraldo Florez of Snail Bar in Oakland, California (formerly WD-50, Mugaritz, Saison) for a chef residency at our 15th century hôtel particulier in the town of Forcalquier. Each week on our summer roof terrace we'll be hosting two intimate dinners - a five-course seasonal menu along with regionally-focused wine pairings. We look forward to welcoming you!

Follow us at @lamaisondeschapitres and @snail_bar_oak for all the latest.

To book a room, please visit chapitres.co/rooms

View Event →
The Terrasse Dinners: Snail Bar x LMDC [19 Aug - 3 Sept]
Aug
20

The Terrasse Dinners: Snail Bar x LMDC [19 Aug - 3 Sept]

BOOK TICKETS HERE

Join us for a very special dinner series at La Maison des Chapitres in the heart of the Luberon, Provence. From August 19th to September 3rd, we welcome chef Andres Giraldo Florez of Snail Bar in Oakland, California (formerly WD-50, Mugaritz, Saison) for a chef residency at our 15th century hôtel particulier in the town of Forcalquier. Each week on our summer roof terrace we'll be hosting two intimate dinners - a five-course seasonal menu along with regionally-focused wine pairings. We look forward to welcoming you!

Follow us at @lamaisondeschapitres and @snail_bar_oak for all the latest.

To book a room, please visit chapitres.co/rooms

View Event →
The Terrasse Dinners: Snail Bar x LMDC [19 Aug - 3 Sept]
Aug
19

The Terrasse Dinners: Snail Bar x LMDC [19 Aug - 3 Sept]

BOOK TICKETS HERE

Join us for a very special dinner series at La Maison des Chapitres in the heart of the Luberon, Provence. From August 19th to September 3rd, we welcome chef Andres Giraldo Florez of Snail Bar in Oakland, California (formerly WD-50, Mugaritz, Saison) for a chef residency at our 15th century hôtel particulier in the town of Forcalquier. Each week on our summer roof terrace we'll be hosting two intimate dinners - a five-course seasonal menu along with regionally-focused wine pairings. We look forward to welcoming you!

Follow us at @lamaisondeschapitres and @snail_bar_oak for all the latest.

To book a room, please visit chapitres.co/rooms

View Event →
Jul
28

HAWA Musique et chant d’inspiration poétique Sufi

Mohamed Alnuma - oud & chant

Oliver Dover - clarinette

Raul Sengupta - tablas

19h30, prix libre suggestion 10 euro

La musique profonde et colorée de Hawa est enracinée dans les cultures artistiques et les héritages du Moyen-Orient. Pourtant les branches de cet arbre musical atteignent différentes parties du monde.

La musique est principalement composée par le poète, chanteur et joueur de oud irakien Mohamed Alnuma, qui a également réarrangé des pièces traditionnelles dans son propre style.

Avec la clarinette d'Oliver Dover et le tabla de Raul Sengupta, Hawa mêle les concepts rythmiques indiens à la musique arabe contemporaine et traditionnelle et au jazz.

Hawa présente des poèmes d'inspiration soufi écrits par Mohamed Alnuma ainsi que des poèmes des poètes soufis Al Hallaj et Ibn Arabi.

Les musiciens, unis dans le but commun, embrassant une vision d'un monde en dehors des paradigmes traditionnels, se sont rencontrés en Inde 2022 lors d'une tournée avec différents projets.

Samedi le 28 Juillet, 1930

3 bis rue Passère

View Event →
Settings by Sadaf Ahmadi
Jul
27
to Jul 31

Settings by Sadaf Ahmadi

Setting par Sadaf Ahmadi, 2023, La Maison des Chapitres, Forcalquier

Jeudi 27 Juillet au Lundi 31 Juillet tous les jours de 10h-13h et 15h à 18h

Vernissage samedi 29 Juillet à 18h

On entre dans une salle peuplée de statues voilées, fantomatiques, pendues par des cordes. Leurs têtes flottent légèrement au-dessus des nôtres. Elles tournoient, lentement, le regard rivé sur nous ou tourné vers le ciel. Elles sont tout à la fois hautaines et pieuses. Leurs visages sont recouverts de ciment, tout comme le sont les voiles diaphanes qui émergent en cascade de leurs cous. On se rend bientôt compte que ces êtres ne possèdent pas de corps à proprement parler; les voiles, vides, sont des colonnes de vapeur qui ne doivent leur apparence solide et sombre qu’à la monotonie du ciment. Les statues peuplent la salle, et lorsqu’on tente de se faufiler entre elles, elles semblent se resserrer et nous encercler. Au cœur de cette installation qui met en exergue les mécanismes de l’oppression sociale, ce sont les spectateurices qui traversent ce labyrinthe de formes inquiétantes qui se retrouvent en minorité. Du reste, ces chimères regardent toutes dans des directions différentes — vers le haut, le bas, l’est et l’ouest. Leur regard n’a ni rime ni raison. Elles sont toutes figées dans leur attitude, égarées dans leur forme rigide. Pendues, flottantes, elles sont détachées du sol et du monde réel. Elles tendent vers les cieux mais sont fatalement alourdies par le poids du ciment qui dicte leurs contours. Mais nous, nous savons que cette matière à l’allure si indestructible est en fait très fragile.

Ces statues évoquent une réalité révolue pour l’artiste Sadaf Ahmadi. Dans les années 90, Sadaf est une jeune fille voilée, une musulmane sans reproche, fière et pieuse. Cette identité lui vaut d’infinis compliments qui l’encouragent encore plus dans sa posture. Cette vie a son charme, un certain cachet; elle donne à Sadaf des avantages à l’école et dans sa communauté. Sadaf se sent légère, accomplie, acceptée.

Tout change lorsqu’à l’âge de 15 ans, elle déménage à Téhéran et commence à fréquenter une nouvelle école. Ayant habité une base militaire avant, sa nouvelle école est située dans un quartier progressiste de la ville où elle découvre de nouveaux horizons. Elle rejette la voie stricte qu’on l’avait forcée à suivre jusque-là et adopte une nouvelle perspective sur la place des femmes dans la société, mais pour la première fois, elle se sent isolée, à contre-courant de la société où elle vit et étudie. Ces statues de ciment vides représentent ce contre quoi elle se bat depuis lors, et la manière avec laquelle elle conçoit l’Iran: une prison où l’on s’enferme volontairement, et où les femmes sont obligées de renier leur corps afin d’être considérées respectables et de bénéficier de la sécurité que la conformité leur procure. Cette installation offre un regard critique sur le conformisme dans cette société qui récompense une forme perverse de pureté exigeant une subjugation absolue de la liberté individuelle. Le titre, “Setting,” évoque à la fois la manière avec laquelle la matière que l’artiste utilise durcit, ainsi que l’endurcissement des esprits chez le peuple iranien.

-Basil Galloway

You enter into a room full of statues of ghost-like veiled figures hanging from ropes. Their heads hang slightly above eye level, spinning slowly and looking down on you, or up at the sky. Both condescending and pious. Their faces are covered in gray concrete, and so are the thin veils that hang down below them. A second look makes it clear that these beings don’t actually have bodies; the concreted veils are empty, as though nothing more than a column of vapour, made uniformly solid and somber by the monotone concrete. The statues fill the room, and as you move between them they surround you. The pressure to conform when outnumbered in society is at play here, and in this exhibit the spectator is in the minority as they move among this maze of disturbing forms. But they are also all looking different directions- up, down, east, west. There is no cogency to their gaze, they are all set and they are all lost in their rigid forms. Hanging, they are disconnected from the ground, floating above the real world, reaching towards the sky, but dragged down by the weight of the rigid concrete that dictates their form. And we know that this material that dictates their form looks firm and set but is in fact very fragile.

These veiled statues represent a past reality for the artist Sadaf Ahmadi. She was a young, veiled girl in the 90s in Iran. Once proud of her status as a good muslim girl and of her piety, she was encouraged to excel at embodying this and was praised for it. It was the glamorous and popular way to be and yielded benefits in school and society. With it came a feeling of lightness and success, and of belonging. 

This changed for Sadaf at the age of 15 with a move to a new school. The rejection of the strict path that she had been guided down resulted in a new understanding of what was possible for a woman, but also in a sense of isolation and distance from the society she was living and studying in. These concreted empty statues represent what she has fought against since then, and also what she she sees today in Iran, a self-imposed prison and disembodiment required of women who want to be considered proper and to receive the advantages that conformity offers. Her current exhibit ‘Setting’ is a critical view of ascribing to a majority opinion in a society that rewards a perverse form of purity amounting to subjugation over self. The title refers both to the way concrete she uses sets as well as to the place this concrete has slowly set into the minds of people.

View Event →
Nir Younessi
Jul
16

Nir Younessi

Entre Rêve et Réveil, une performance originale de Nir Younessi

La Maison des Chapitres, 3 bis rue Passère, dimanche 16 juillet à 20h, prix libre suggestion 10 euro

Entre éveil et rêve est une contemplation musicale des espaces liminaux entre la conscience et le sommeil. Conceptuelle, expérimentale, multi-instrumentale et électronique, cette performance s'inspire des études que Nir à fait sur le sujet du sommeil. Ayant fait la première à Tel-Aviv et ayant récemment montré sa dernière oeuvre à Bruxelles, Nir est actuellement en tournée en France.

La musique de Nir est sobre et énergétique, à la fois tendue et relaxante. Entre nouveaux sons électroniques et mélodies classiques familières, cette musique est difficile à définir. Elle est ambiante mais précise. Ça peut contrarier et ça peut plaire. Il peut vous endormir et vous réveiller brusquement. Ça va et ça vient. Elle rappelle parfois la musique classique moderne de Terry Riley ou de Steve Reich.

Preview 1

Preview 2

Preview 3

Between Dream and Awake, an original performance by Nir Younessi

La Maison des Chapitres, 3 bis rue Passère, Sunday 16 July at 20h, suggested price 10 euros

Between awake and dream is a musical contemplation of the liminal spaces between consciousness and sleep. Conceptual, experimental, multi-instrumental and electronic, this performance is inspired by Nir’s studies of sleep studies. Having premiered the work in Tel Aviv and having recently shown his last piece in Belgium, Nir is now on tour in France.

Nir’s music is restrained and energetic, both taught and relaxing at the same time. Moving between new electronic sounds and familiar classical melodies, this music is difficult to define. It is ambient, but it is precise. It can upset and it can please. It can lull you to sleep and it can snap you awake. It comes and it goes. It is reminiscent at times of the modern classical music of Terry Riley or Steve Reich, and is quite striking.

View Event →
Oumar Kouyaté
May
27

Oumar Kouyaté

Oumar Kouyaté, “Enfants Soldats”, Kora et Chants, Samedi 27 Mai à La Maison des Chapitres, 3 bis rue Passère

Dans le cadre de sa tournée européenne en trio, Oumar vient présenter son spectacle/concert “Enfants Soldats” en solo intime à La Maison des Chapitres ce samedi soir à 20h. D’origine Guinéenne, il a perdu contact avec sa famille très jeune. Les retrouvant des années après, ils découvrent une famille de griots et de joueurs de Kora exceptionnelles, et s’y met avec force et passion. Possédant le don extraordinaire qu’a toute sa famille, il se trouve vite invité aux institutions et festivals d’Europe, et déménage à Marseille en 2005. Le son de sa voix et de son Kora sont douloureux et joyeux, ethérés et profonds, douces et intenses. Venez découvrir.

Prix libre, suggestion 10 euro, gratuit pour les en-dessous de 13 ans.

Réservations: basilgg@gmail.com, limité à 40 places.

https://www.youtube.com/watch?v=Hkj3D6pSA0c

afrisson.com/oumar-kouyate/

OUMAR KOUYATE – Musicien / Compositeur

Son père, M'Bady Kouyaté, griot et musicien, lui a transmis les clés de son univers musical mandingue. L'apprentissage rigoureux de la kora s'est fait dès le plus jeune âge aux côtés de ses frères qui ont pu, eux aussi, développer leurs projets personnels (dont les membres du groupe Ba Cissoko). Le chant est une discipline associée à l'apprentissage de l'instrument et permet à Oumar d'explorer un répertoire de chants traditionnels qui l'inspireront pour ses propres compositions. Au-delà d'une technique de jeu précise et subtile, ce sont ses prouesses vocales qui lui confèrent une identité particulière au sein de sa lignée de griots.

En 2005, une association marseillaise permet à Oumar Kouyaté de se produire sur les scènes françaises. Face à l'engouement des publics et à l'intérêt que lui porte la profession, Oumar Kouyaté, à 24 ans, quitte Conakry pour s'installer à Marseille. Sans véritable entourage professionnel, le jeune artiste se produit sur des scènes renommées de la région marseillaise, telles que le festival « Les Suds » à Arles, le salon des Musiques du Monde Babel Med aux Docks des Suds, le festival Africa Fête, le festival Zik Zak à Aix en Provence, le Festival de jazz des 5 continents, mais aussi à La Maison des Cultures du Monde à Paris, le festival Nuits Métis en Algérie et à Marseille. Oumar sillonne régulièrement les petites scènes de Genève, Bretagne et de la région Marseillaise. D'autre part, il multiplie les collaborations artistiques avec des artistes tels que Rit, Ahmad Compaoré (participation sur son dernier album enregistré en 2008), Touré Kounda lors des Estivals de Venelles, ou encore Dobé Gnahoré, Sibongilé Mbambo, artiste sud-africaine. Il est sollicité par un vétéran des musiques sud-africaines, Pops Mohamed, pour une création à Johannesburg.

L'artiste est enseignant de kora et chant à La Cité de La Musique de Marseille. Il représente la première ouverture vers l'Afrique sub-saharienne d'une des grandes écoles de musique de France. Il réalise ici un de ses premiers rêves d'artiste griot : transmettre son savoir et inviter à la connaissance des cultures mandingues.





View Event →
Etre et Ressentir, peinture d'Anastasia Ushakova
May
6
to May 13

Etre et Ressentir, peinture d'Anastasia Ushakova

Anastasia Ushakova is a Russian-born artist living in France. Drawing inspiration from both the impressionists and postmodern thought, her work is informed by traditional oil painting practices and styles, yet remains decidedly contemporary, with a focus on exploring new ideas and ways of seeing. Like many before her, she was drawn to Provence and it’s special light and is currently working on a new series here titled: “Etre et Ressentir”

Her latest work, an ethereal, Van Gogh-esque interplay of blues, reds, and yellows, delves into conceptions of masculinity and femininity and of dreams and feelings. It also evokes a nascent, almost mystical spirituality that has guided her in the development of this striking new series of tableaus.

The show will run from May 7th to May 13th from 12pm-7pm in the atelier of La Maison des Chapitres, 3 bis Rue Passère, with a Vernissage on Saturday May 6th at 17h.

Anastasia Ushakova est une artiste d'origine russe vivant en France. S'inspirant à la fois des impressionnistes et de la pensée postmoderne, son travail s'inspire des pratiques et des styles traditionnels de la peinture à l'huile, tout en restant résolument contemporain, en mettant l'accent sur l'exploration de nouvelles idées et façons de voir. Comme beaucoup avant elle, Anastasia a été attirée par la Provence qui brille par sa lumière particulière et travaille actuellement sur une nouvelle série ici intitulée : « Etre et Ressentir » 

Son dernier travail, un jeu sublimé par les nuances de bleus, de rouges et de jaunes inspiré de la palette de Van Gogh, plonge dans la conception de la masculinité et de la féminité avec pour environnement les rêves et les sentiments. Il évoque également une spiritualité naissante, presque mystique, qui l'a guidée dans l'élaboration de cette nouvelle série de tableaux saisissante.

L’expo se déroulera du 6 au 13 mai de 12h à 19h dans l'atelier de La Maison des Chapitres, 3 bis Rue Passère, avec un vernissage Samedi le 6 mai à 17h.

View Event →
Mar
1
to Mar 8

Concrete by Sadaf Ahmadi

Vernissage Vendredi 3 Mars à 19h

Concrete. It can be a building material we use to pour into any shape, a solid and lasting thing. It can also be a conceptual term meaning real or tangible. It is also what the Iranian government has used to cover the mass graves of tens of thousands of dissidents and protestors. In the new exhibit by Sadaf Ahmadi at La Maison des Chapitres, it will be a bit of all of these, but it will also be something that will be broken. Sadaf has chosen pictures of the people who have died in the ongoing protests for women’s rights in Iran stemming from the now famous murder of Mahsa Amini, transferred them onto canvas, and covered them in concrete. Every day, the visitors will be invited to come and break the concrete; to break the real, tangible thing covering the dead, and reveal the faces underneath. In so doing, the audience is invited to break down the idea that what is happening now is stable, durable, or fixed.

Aida Roustami was a doctor in Iran. Outraged by the violence of the regime against Iranians protesting the murder of Mahsa Amini, Aida offered to treat injured protestors without denouncing them to the government forces intent on arresting anyone who turned out to share their anger and sadness. Aida died in police custody after days of torture, presumably because she would not share the names of her patients. She is one of the portraits in Sadaf’s exhibit. Like all the others, her portrait is covered in concrete, a 30x30cm gray square, bleak and void of any trace of what lies beneath. But this is not an exhibit of one death, rather of a mass campaign of terror. Rows and rows of gray, concrete squares fill the exhibit. A mass grave.

Majid Reza Rahnavard was a young man who had attended a protest. Riding in a car that was deemed suspicious by the notorious Basij police force, he was arrested and beaten. Leaving the courtroom after his death sentence was handed down, his broken arm in a sling and his eyes blindfolded, he responded to a reporter’s question that his final wish was that people would play happy music and dance by his grave. Majid Reza’s portrait is also a 30x30cm gray square. But there is joy in his eyes, and we discover that. In fact, all of the portraits are joyful and beautiful once they are revealed. The concrete falls away and while the death and the disappearance are still concrete, so is the joy and life in their eyes.

Mahsa Amini was not an activist or a protestor or a dissident. Mahsa Amini ran a small shop with her family. Her death was widely publicised because she was a religious woman wearing a veil- and because some of her hair was showing when she was arrested and subsequently died in police custody. Her death became the spark that set off the current explosion of anger shaking Iran today. Everyone who has been murdered in the protests since can be called an activist, because they are activated. And they are activated.

An important part of this exhibition is joy. Irrepressible joy and desire for life and freedom. There is no resistance against death and pain without life and joy. This exhibition is sincerely a celebration of life and joy, albeit in a recreation of a mass grave. But this time, as we break down the concrete boundary that hides death and pain, we reveal the strength of hope in the face of incredible violence and repression. We see images circulating of Iranian women burning their scarves and dressing how they please at incredible personal risk, and we must understand what is at stake: death and pain, joy and freedom. These things are all concrete, but we can break the ones we want.

Sadaf Ahmadi is an Iranian-born artist currently living in Sweden. CONCRETE will run from March 1-8, 2023 at La Maison des Chapitres in Forcalquier, France as she finishes her residency. The show will continue in Sweden at Kulturhus.

View Event →